Introduction du professeur Pelicier à l’histoire de la psychiatrie

 

Texte de présentation de notre méthode au 1er colloque international de relaxation du 13 juin 1987, au palais des congrès à Paris

De la relaxation à la Biosynergie/Biosappia®. Une approche du transpersonnel, par Yves Ropars.

 

Une histoire de la psychiatrie est, d’une certaine façon, une histoire de la sensibilité et des besoins de l’individu et du groupe social à l’égard de la folie, de l’angoisse, de la souffrance, et du rêve.

Dans le présent colloque sont proposés des échanges et des communications traitant de la relaxation thérapeutique; les sujets concernant la folie ne seront pas exposés, mais l’angoisse, la souffrance et le rêve se situent bien dans le cadre de réflexion de ces journées.

De cette introduction, nous retiendrons deux termes :

* Les besoins de l’individu et du groupe social.

* Les ruptures qui relèvent de la culture et de sa réinterprétation des phénomènes.

 

Les besoins : depuis quelques années, la notion de besoins se trouve mieux définie, mieux cernée. Après Maslow et la présentation pyramidale des besoins, de nouvelles recherches ont apporté des éclairages intéressants sur d’autres besoins psychologiques et sur le besoin spirituel.

Ces approches présentent un double intérêt :

– celui d’une meilleure connaissance des besoins spécifiques de chacun, qui, faute d’être reconnus et satisfaits, entraînent des frustrations aux conséquences multiples et plus ou moins profondes.

– celui de permettre la nourriture appropriée des besoins reconnus, pour éviter les niveaux dangereux de stress : lorsque la personne n’a plus le contrôle d’elle-même, ou bien lorsqu’elle subit le traumatisme sans pouvoir réagir.

 Nourrir judicieusement son besoin, c’est passer de la SURVIE à la CROISSANCE.

 

 Les ruptures : elles se constatent quotidiennement : de nouveaux modèles de vie sont proposés, mais ils n’apparaissent pas convaincants.

Nous assistons à une meilleure connaissance de l’être humain et de ses différents besoins, mais cette connaissance est très peu répandue. L’individu n’y a pas accès sauf, dans certaines démarches thérapeutiques ou de développement personnel..

Mais parallèlement, il existe un désarroi générateur d’angoisse, de souffrance, de tension et de stress qui affecte la personne dans ses périodes de fragilité : petite enfance, adolescence, 3ème âge, maternité, deuil, perte d’emploi, etc…

Face à ces angoisses, l’individu souhaite s’en dégager et se réadapter.

 

La relaxation signifie justement étymologiquement : LIBERATION

« Toute émotion, surtout désagréable, laisse une trace plus prolongée qu’on peut le croire, sorte de cicatrice fonctionnelle pouvant être à l’origine de douleurs chroniques. La prise de conscience de ces contractures permet déjà, avant même d’entrer dans une technique de relaxation spécifique, d’entamer leur résolution. L’instant de la résolution est important.

Au moment du relâchement conscient, il provoque une zone musculaire sous tension. On peut faire la relation avec l’image du traumatisme qui a donné naissance à cette tension, par association entre mémoire visuelle et mémoire cénesthésique. En relaxation, cette remontée signifie libération, dissolution comme à la surface de l’eau. La relaxation, par cette sorte de rêve éveillé qu’elle induit, fait flotter directement entre deux eaux et installe la conscience à la jonction du corps et de l’esprit.

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