Comment (faire) intégrer la relaxologie dans son quotidien?

"Comment (faire) intégrer la relaxologie dans son quotidien? (les nécessités de la relaxologie)"

(mémoire d’élève, J., année 2021)

 

Les bienfaits de la relaxation et de tous les outils apportés dans nos vies par, entre autres la relaxologie, ne sont plus à prouver pour ma part, et j’ai moi-même pu expérimenter comment la pratique quotidienne pouvait m’être d’une aide précieuse dans la gestion de mes émotions, dans mon humeur, dans ma forme physique et dans mon développement personnel.

 

Bien des fois j’ai pu utiliser des outils de respiration par exemple dans ma vie professionnelle, lors d’un rendez-vous un peu stressant, ou dans une situation personnelle un peu intense, pour m’aider à gérer ces évènements. Néanmoins avant, mais cela m’a été encore plus mis en lumière durant ma formation, j'ai pu moi-même m'interroger sur comment installer une pratique régulière dans ma vie et pourquoi.

Questionnement amplifié au contact de mes amis qui étaient volontaires pour être mes cobayes durant mon cursus de formation, mais rapportaient souvent qu'ils ne trouvaient pas le temps par la suite pour mettre certaines choses en pratique dans leur quotidien en dehors du temps imposé par nos séances, malgré leur propre constat personnel de tous les bienfaits que cela pouvait leur apporter.

Pourquoi alors avons-nous autant de mal à aller dans la direction du bien-être et du soin de soi et surtout comment (re) intégrer ces pratiques dans notre quotidien, ayant conscience que cela n’est que bénéfices, aides, soutien dans nos vies respectives ? En quoi la relaxologie a une vraie place à prendre dans nos vies, pourquoi, et comment ?

 

Comme je l’indiquais précédemment, il a été déjà bien prouvé via des études & recherches diverses et variées et nombreux témoignages, que Les bienfaits de la relaxation se situent à la fois au plan physique, corporel, émotionnel, fonctionnel, intellectuel etc..

Au plan physique et corporel, elle favorise la détente musculaire. Au niveau émotionnel, la relaxologie aide à prendre conscience de soi, gérer ses émotions et agir efficacement sur celles-ci. En la pratiquant, la relaxation améliore l’intelligence émotionnelle et permet de s’affirmer et prendre des décisions de manière responsable. C’est une aide précieuse à l’amélioration de notre tempérament au quotidien.

La relaxologie est alors au niveau fonctionnel, un maillon essentiel de l’équilibre physique et mental, car elle permet de restaurer un minimum d’hygiène de vie. Au niveau intellectuel, elle permet de faire le vide mental et éloigner les pensées négatives, elle aide à développer la mémoire et favorise la concentration et l’ouverture d’esprit. C’est en quelque sorte un temps de « lâcher prise » de tous les maux afin de décrocher du train-train quotidien un instant. La relaxation fait donc du bien, au corps et à l’esprit ! Elle contribue à créer l’harmonie entre le corps et l’esprit, favoriser la restructuration de l’individu en permettant de se libérer du stress et retrouver une sensation globale de bien-être. Ce constat amènerait à penser qu’elle est indispensable à notre hygiène de vie. Car s’offrir une qualité de vie, ne serait-ce pas aussi prendre soin de soi afin d’améliorer son futur ? Et oui, une qualité de vie ne se mesure pas seulement d’un point de vie matériel par exemple.

Mais alors j’ai pu constater deux difficultés :

  • la première est comment inviter les personnes à aller vers cette conscience et constater la nécessité de prendre soin de soi via des pratiques (dont celles proposées dans une séance de relaxologie par exemple), sans que cela soit perçue comme une pensée imposée, ou bien une injonction, mais bien comme une hygiène de vie à nourrir avec plaisir, motivation réelle et conviction. Rendre conscient que cela n’est que de l’investissement pour une vie plus harmonieuse et heureuse.
  • La deuxième difficulté, serait, qu’une fois la conscience amenée et intégrée, comment inviter les personnes à mettre en pratique la relaxation et autres outils, à nouveau sans que cela ne soit perçue comme une contrainte de plus, comme du temps à prendre en plus d’un agenda bien chargé et donc vécu comme un poids ou un devoir.

L’idée est au contraire de faire en sorte que chacun puisse intégrer cela dans son quotidien, en douceur, avec envie et bien ressenti comme du bien-être. Répondre à la première question, fait beaucoup réfléchir sur notre société et les comportements humains, vaste sujet.

Ce texte trouvé lors de mes recherches est venu illustrer ce questionnement :

  • Tu n'as pas besoin de nicotine ; tu as besoin de marcher.
  • Tu n'as pas besoin de te saouler ; tu as besoin de rire à craquer.
  • Vous n'avez pas besoin de sexe débridé ; vous avez besoin de connexion.
  • Tu n'as pas besoin de crier ; tu as besoin de t'exprimer.
  • Tu n'as pas besoin de manger ; tu as besoin d'écouter.
  • Vous n'avez pas besoin de drogue synthétique ; vous avez besoin d'art.
  • Pas besoin de stimulants ; besoin d'un câlin.
  • Tu n'as pas besoin de TV ; tu as besoin de poésie.
  • Vous n'avez pas besoin d'acheter ; vous avez besoin de Nature.
  • Vous n'avez pas besoin de juger, vous avez besoin d'empathie.
  • Vous n'avez pas besoin des religions ; vous avez besoin de poser des questions.
  • Tu n'as pas besoin d'un partenaire ; tu as besoin d'amour propre.
  • Tu as besoin de toi. J ' ai besoin de moi
  • Au-dessus de tout, vous avez besoin de paix intérieure, ce qui nécessite l'harmonie entre l'intérieur et l'extérieur.
  • Fais ce en quoi tu crois et crois en ce que tu fais.

(Le Grimoire du Corbeau ~ Magas Cantoras)

 

En particulier dans les sociétés occidentales, ou le numérique prend désormais une place considérable, que le rythme de nos vies s’est vu accélérer d’année en année, nous pouvons constater dans nos modes de vie, une déconnexion à soi, à la nature et un réflexe à penser que nous nous « faisons du bien » avec un verre le soir, une cigarette, ou encore de la « mauvaise » nourriture etc…

Cet argument tant entendu pour ma part (non fumeuse) qu’une cigarette aide à gérer le stress par exemple, aide à se détendre, comme un verre le soir pour décompresser de sa journée de travail. Cette société du « plaisir immédiat » dans laquelle nous évoluons désormais, semble nous avoir déconnectée de ce qui nous fait réellement du bien, à long terme, pour notre santé et notre esprit.

Alors comment (ré ?) inverser la pensée et les réflexes : en utilisant les mêmes moyens que les industries de l’alcool, du tabac, alimentaires… ?

Je n’aime pas utiliser ce terme d’industrie pour aborder le sujet du bien-être et du soin de soi, mais n’y a-t-il pas inspiration à prendre malgré tout pour amener à la conscience :

  • campagne de publicité de sensibilisation ?
  • supports visuels ludiques diffusés dans les écoles, lieux professionnels divers, associations ?
  • Multiplication des interventions de sensibilisation dans tous milieux (écoles, entreprises, bureaux, hôpitaux, maternités, Ehpad….) ?
  • Diffusion sur les réseaux sociaux ?
  • Développer des flux d’information en chaine (faire en sorte que l’information soit diffusée par le plus grand nombre au plus grand nombre) ?

Rien de nouveau dans ces approches, tout cela existe déjà, et nous pouvons malgré tout constater que la gestion du stress et des émotions, le sujet du bien-être, la reconnaissance de plus en plus répandue des médecines parallèles/préventives, les pratiques telles le yoga ou la méditation sont en plein développement.

La multiplication des magasins bio sont aussi preuves d’une prise de conscience du mieux se nourrir, outre l’aspect écologique. On perçoit donc une tendance à aller vers cette prise de conscience, ce qui est très positif.

Continuons alors dans cette lancée je dirai, et pour ma part, j’ai bien envie d’être actrice de ce développement et ambassadrice de messages aidant à la conscience que prendre soin de soi est vital. Néanmoins, il semblerait que cette prise de conscience dépende de la classe sociale. Prendre soin de soi et aller se reconnecter à son bien-être semble encore être associé dans les esprits à « avoir les moyens de », et avoir du temps… Or aujourd’hui nous sommes dans une société ou le temps est très lié à l’argent. Il serait intéressant d’arriver alors à faire dissocier cette pensée que le temps c’est de l’argent, et que prendre soin de soi, c’est perdre temps et argent.

C’est là qu’arrive la deuxième question que je me suis posée aussi : comment faire entrer la pratique du bien-être chez soi, dans son quotidien, sans que cela soit perçu comme un investissement (une contrainte) de temps (et d’argent).

Car pour porter réellement leurs fruits, ces pratiques/outils, que proposent la relaxologie, mais aussi d’autres pratiques telles que le yoga, le Qi Gong, la sophrologie, la connexion à la nature etc… tout cela demande un entrainement régulier et une répétition quotidienne des exercices, surtout au début. (Comme lu sur la page facebook de l’école du stress : « Installer une nouvelle habitude prendrait neuf semaines en moyenne selon une étude anglaise publiée dans l’European Journal of Social Psychology »).

La mise en place d’une nouvelle habitude prend donc du temps et demande de la persévérance, de la constance et de la rigueur. Il est bon alors de trouver quelques astuces pour la faire intégrer dans le plaisir, l’envie et la motivation afin de ne pas se décourager trop vite et tout laisser tomber.

Nous pouvons alors inviter la/les personnes à identifier les bonnes raisons qui appellent à quitter les mauvaises habitudes pour en installer de meilleures. Inviter à se fixer des objectifs accessibles et mesurables, à courts, moyens et long terme.

Il est important de pouvoir mesurer rapidement et sur le long terme, les effets bénéfiques générés, pour garder sa motivation et être encouragée à continuer. Inviter à être créatif pour trouver une meilleure habitude de remplacement et sur comment l’installer progressivement jusqu’à ce qu’elle devienne elle-même une nouvelle habitude.

Nous savons également ô combien il est parfois difficile d’instaurer un changement dans nos comportements, car nous sommes très souvent guidé par notre attachement à nos habitudes confortables. « Lorsque souffle le vent du changement, certains construisent des murs, d’autres des moulin. » Remettre en cause notre comportement, notre hygiène de vie, et la modifier, même à des fins de l’améliorer, provoque souvent des résistances. C’est pour cela qu’il est primordial selon moi et dans un premier temps, d’amener le créatif à être acteur et décisionnaire de ces nouvelles pratiques à intégrer dans son quotidien : en tant que relaxologue professionnelle, lors d’une séance, interroger et inviter le/la/les créatifs à penser à comment ils pensent pouvoir eux, intégrer ces pratiques dans le quotidien ?

Demander leur avis, les inciter à réfléchir au sujet, et leur demander de chercher par eux-mêmes des solutions, pourrait les amener à générer une réelle envie/motivation personnelle plus forte que si la proposition venait seulement de l’extérieur.

De même, comme exprimé précédemment, nous pouvons aider au changement en rappelant l’objectif positif de la démarche et rappeler tous les bienfaits possibles attendus. Nous pouvons également, par le dialogue, chercher les causes de la résistance et accompagner le(s) créatifs en leur proposant des alternatives, ou du moins un regard extérieur sur ce qui pourrait les freiner dans leur démarche. Pour sur la communication et le dialogue ont une place importante dans l’accompagnement au développement personnel.

Parmi les propositions possibles, voici quelques solutions pour intégrer les exercices dans le quotidien sans générer un surcroit de temps et d’argent :

  • Pratiquer des exercices sous la douche = cela peut être un exercice sensoriel sur le toucher en portant son attention sur le contact de l’eau sur la peu, en passant par la chaleur perçue, l’effet mouillé, le massage procuré par le jet, puis en continuant sur le toucher, la texture du savon, du shampoing, le contact de celui-ci sur la peau etc… Ou bien un exercice sensoriel sur l’odorat avec l’odeur du savon là aussi, l’odeur de la peau…
  • Pratiquer en se lavant les dents = pour ma part, j’utilise souvent ce temps pour en profiter pour faire des postures d’étirements et de respiration
  • Pratiquer en faisant la cuisine = en apportant la conscience à ce que l’on fait, nous pouvons vite arriver à un exercice sensoriel sur le toucher, mais aussi l’odorat, l’ouïe. Faire la cuisine en conscience invite à aller se connecter aux 5 sens naturellement.
  • Pratiquer dans sa voiture (ex une respiration 4252 dans les bouchons), ou pendant les temps de transports en commun = exercice de respiration, exercice de pensée positive, tous les exercices qui passent par la visualisation (dans les transports en commun) comme l’exercice d’effacer un mot par exemple, le plan de vie...
  • Se garer plus loin pour pratiquer une marche en conscience, ou bien profiter d’aller aux toilettes dans son travail, pour y aller en conscience
  • Se réserver quelques minutes au coucher pour de la pensée positive
  • Pratiquer avec ses enfants en les proposant sous forme jeux (postures, respiration, Vittoz…) tout est possible
  • En faire un rituel à la pause de midi avec des collègues pour le partager, l’intégrer dans son métier (un temps de respiration avec ses élèves à l’école ? avec les personnes âgées en Ehpad ? un temps d’étirements avec ses collègues à la fin d’un service en restauration ? proposer des exercices à des malades en même temps qu’un soin infirmier au détour d’une discussion ? ...)
  • Par exemple, une amie médecin propose bénévolement un temps de méditation pour les enfants qu’elle suit une fois tous les 15 jours et m’a rapporté que certes cela prenait un temps « de plus » sur ses consultations, mais que par ailleurs elle avait constaté un vrai changement positif chez certains enfants, qu’elle voyait par conséquent moins en consultation. Elle en retire elle aussi le bénéfice d’avoir parfois des journées allégées pour elle en tant que professionnelle, et donc diminue son stress également.

 

Solutions pour aider à instaurer les nouvelles habitudes et contrer la résistance au changement :

  • Proposer l’utilisation de post-it à des endroits stratégiques (miroir de salle de bains, porte de placard, sur le côté de l’écran de TV…) avec des petits mots tels que « Respiration » - « pensée positive » - « étirements » - « méditer » - « sentir » - « toucher » etc…
  • Proposer de se mettre des petits rappels via le téléphone, par exemple pour la pause du repas de midi, un rappel pour une petite marche à l’extérieure intégrant soit la marche consciente, soit un petit temps de respiration au retour avant de reprendre le travail, soit 2-3 postures faciles. Ou un rappel à l’heure d’un temps de trajet, ou à l’heure du coucher des enfants pour la pratique en famille…
  • Proposer à une autre personne de le faire ensemble (partenaire de vie, ami (e)s, collègues …) à 2 ou plusieurs cela peut être plus facile de rester motivé Et ceci n’est sans doute que le début des propositions possibles…

Pour conclure, cette réflexion a confirmé pour ma part, mon désir d’être au mieux une « ambassadrice » de cette conscience et de la diffusion de nos nombreux outils et techniques concrètes. Transmettre, partager, véhiculer toutes nos pratiques de relaxalogie / relaxation est nécessaire à notre quotidien pour une meilleure vie, et tout faire pour que cela puisse être intégrer dans le quotidien de chacun en douceur.

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